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Bon alors c’est vrai que ça fait vraiment longtemps là, quand même, mais j’ai des circonstances atténuantes, franchement, m’en voulez pas....
Alors on va sfaire ça en plusieurs épisodes.
En premier, la tabaski, car ce fut épique, assez magnifique, quoiqu’un peu tragique ( au niveau du mouton, jveux dire).
Mechuis party à la maison, une dizaine de toubabs se ramène, on me fait faire un boubou à tomber par terre, que je n’ai pu mettre qu’une heure environ car :
8 heures : marché : chercher et négocier un mouton
9 heures : monter le mouton dans le coffre
10 heures : achat des denrées et épices accompagnatrices du mouton
11 heures : sortir le mouton du coffre
11 heures 15 : enlever toutes les crottes de mouton dans le coffre
11 heures 30 : chercher des voisins pour égorger le mouton halal, sinon aucun mauritanien ne pourra se joindre à nous
12 heures : contemplation de l’égorgement et préparation du thé pour les égorgeurs et les spectateurs
12 heures 30 : couper du bois pour faire cuire le mouton
14 heures : retour au marché pour acheter des bûches de bois : impossible de couper un tronc avec une hache de nain de jardin : résultat : épuisement, ampoules aux mains et ouguiyas en moins
15 heures : retour avec des bûches ( va trouver un bûcheron un jour de tabaski)
15 heures 30 : mise à feu : mission : faire beaucoup beaucoup de braises pour faire cuire tout ce mouton
17 heures : mise en broche du mouton + patates enveloppées dans de l’alu (pensée pour le padré), tout ça sous 40 degrès je tiens à préciser
17 heures 15 : tout le quartier qui se fout de notre gueule, quand ils me voient courir de partout avec mon bois et mon mouton : ils sont fous ces toubabs, ils savent pas s’organiser.....
22 heures : finalement on mangera des patates cuites au feu de bois, avec du pain et du beurre, le mouton est pas cuit et il est pas près de l’être.... (mais on le mangera cuit dans les jours à venir, une fois découpé et cuit au four...)
Mais c’était très sympa tout ça, le lendemain fut quand même plus cool, parce que invités chez un pote, pas besoin de faire la popote ( ouf...).
Quelques jours de fête, suivie de quelques jours de boulot, puis direction Sénégal, St Louis, pour un réveillon de folie, dans une caserne de gendarmes où on a dansé toute la nuit, puis Mbour, sud de Dakar, où j’assistais au mariage de mon collègue Djibi... boubous traditionnels et épluchage de centaines de kilos de pommes de terre. contraste in crédible et débile entre les quartiers populaires, chez mon ami, et la plage, colonisée par des hôtels à toubab où des jolies européennes viennent faire cramer leur peau hivernale à gros d’UV sénégalais en dégustant des cocktails glacés...
Petit détour par Dakar, Thiès et retour en Mauritanie, où un épisode un peu chiant arrive à grands pas/...
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